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Tristesse irréelle sous une voile faite d’ailes noires… Poids éternel d’une plaie à vif couleur désespoir Un souffle que bien que je ne veuille l’entendre Hante mes jours et mes nuits à l’infini d’un ciel sombre J’ai barbouillé de gris, je ne suis qu’une chose à vendre Je vis dans la terreur d’apercevoir, de sentir ton ombre Moi je ne suis que la fille paumée du château des songes Et toi tu n’es que le songe que je me suis un jour inventé Alors pourquoi tant besoin de te toucher, ça me ronge J’ai inventé un rêve un soir sous une tonnelle de rosiers Douleur éternelle dans un paysage aux couleurs sempiternelles Noires et grises sans saveur, sans même un goût, de larme, de sel… |